22 Juillet 2013

Pourquoi la Force ouvrière par Armand Vaillancourt?

Hommage à la Force ouvrière et à Michel Chartrand.

Hommage à la Force ouvrière et à Michel Chartrand

La force ouvrière est personnifiée par le syndicaliste Michel Chartrand.

 

Quoi de plus énergisant, de plus naturel que de se donner un monument, un symbole collectif qui se veut de parler par l'image d'une force tranquille que sont l'ouvrier, l'ouvrière, qui travaillent pour le bien collectif lorsque tous les éléments sont mis en place et que la justice sociale qui devrait nous guider dans l'accomplissement de tâches quotidiennes.

Sans cette force ouvrière, il n'y a pas d'édifices pour nous abriter, pas de routes qui nous permettent des déplacements adéquats sur tout notre territoire et tout et tout le reste à l'échelle planétaire.

Tous ces intellectuels qui travaillent d'une façon acharnée à nous apporter un peu de poésie, un peu de vérité, qu'ils soient musiciens, poètes, écrivains, scientifiques, tous des stimuleurs de conscience qui nous aident à remplir notre vie d'un peu de poésie. Ces laboureurs de l'esprit qui ont imaginé, qui nous ont aidé à nous forger une pensée évolutive loin des stéréotypes, des pensées formulées par des politiciens véreux à la tête des pays qui étouffent la liberté de chacun de nous essayant de museler l'esprit critique, le libre arbitre qui devraient  diriger nos vies. Conscient que ma liberté à moi n'est pas nécessairement garantie de celle des autres, ce qui veut dire dialoguer intelligemment pour le bien de tous.

Toute ma vie, je me suis considéré dans mon propre pays comme un prisonnier politique qui travaille.
Il faut accomplir. (quelle détermination pour ne pas dérailler de ce que l'on croit être le chemin à prendre), pour continuer sans relâche si l'on veut être vraiment un travailleur culturel.

Michel Chartrand a été et reste pour nous tous un brilliant exemple de ce que l'on doit, chacun de nous à notre façon dans nos vies accomplir, afin que nos vies deviennent des vies de semence pour préparer les bases d'un humain meilleur.

Des grand êtres, des êtres hors du commun, ont jalonné nos vies depuis les temps anciens. Ils ont sculpté notre destinée malgré les horreurs qui ont tapissé notre planète. Tant de cadavres, de vies perdues, de sang coulé. Pensons à ces guerres fratricides qui ont engendré tant de douleurs, de tortures, de chagrins, de viols par millions (butins de guerre), qui ne servent qu'à enflammer notre réprobation générale.

 

La compéion ne suffit pas. À cela doit s'ajouter une volonté de fer, un devoir pour chacun de nous de militer sans relâche au risque de se passer de moments que l'on croirait justifiés de se retirer du combat se disant que l'on a fait sa part. Non, ce raisonnement m'apparaît une forme de résilience, d'acceptation de sa situation qui prévaut au moment où j'écris ces quelques mots.


La force ouvrière n'est pas seulement physique. Elle réside surtout dans la conviction, dans l'acceptation du fait que tous les actes que nous posons nous rendent plus près des rêves, des espoirs  qui ont nourri notre enfance, notre jeunesse. Agissons non seulement pour notre bien. Agissons surtout et avant tout pour le bien commun. Plus il y aura de ceux-là, plus l'avenir sera perçu comme devenant meilleure et laissons (c'est un devoir!) à nos enfants, aux générations futures un héritage basé sur l'égalité des sexes, égalité des chances, égalité en tout.
Vivons ensemble et non les uns contre les autres, pensant que l'on peut se passer de notre voisin.

Nous sommes condamnés à vivre solidairement sinon et c'est ce qui nous guette en ces temps troubles, comme le disait si bien Martin Luther King, assassiné en 1968 :
“Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir ensemble comme des idiots."


Il nous faut ensemble regarder et prendre une nouvelle route. Celle-là ne nous convient pas pour réaliser adéquatement nos rêves, nos aspirations.

 

Ensemble disons-nous qu'il le faut. Nous n'avons pas le choix. Nous avons déjà largement dépassé les limites du raisonnable.Réorganisons nos vies en s'encourageant, en s'aidant réciproquement. Ce n'est pas impossible.

Protégeons les humains.

Semons la justice, l'égalité, l'espérance, la tolérance.
Soyons vaillants dans nos approches avec les autres mais aussi compréhensifs.
Donnons au temps le temps.
Agissons en harmonie dans nos vies.
Fuyons les gens taciturnes et sans espoir.
Voyageons dans nos esprits à une vitesse folle.
Réfléchissons, soyons aussi lents, sans peur du lendemain.

Quoi qu'il nous arrive, cessons de mourir chaque jour. Il viendra le temps où ça arrivera, heureux d'avoir été utile sans chagrin, sans regret.
Nous ne sommes pas éternels (seulement le mot est éternel)
Soyons sans regret, c'est moins fatiguant.

 

Armand Vaillancourt , juillet  2013  Montréal